Mes amis, à l’aube du DLTC regroupant les comités locaux de la France entière, je tiens à vous souhaiter la bienvenue, Aujourd’hui nous fêtons les 20 ans de notre mouvement, et à ce titre, nous devons donner le meilleur de nous-même, cela implique que l’image de notre BBYO soit remarquable, forte et attrayante.
Nous avons tous des projets, plus variés les uns que les autres, nous avons tous beaucoup d’ambition, de bonne volonté, c’est pourquoi je vous demande de continuer, d’intensifier vos efforts.
Je ne vous cache pas que les temps sont durs, surtout pour notre communauté qui plus est, pour nous, la jeunesse. Un climat d’insécurité, d’intolérance et d’incompréhension règne et rend amer certaines de nos journées. C’est pourquoi nous devons rester mobilisés et continuer le combat que nos pairs ont entamé. Nous devons perpétuer la mémoire de nos ancêtres déportés pour pallier au négationnisme grandissant. Continuer à afficher notre volonté de voir les choses changer devant l’irrespect de certains, la barbarie d’autres ou encore l’indifférence des moins avertis.
Récemment l’un de nos frères a payé le prix de cette montée en puissance d’antisémitisme. Un antisémitisme qui, à mon grand désespoir, gagne du terrain, Ilan Halimi, torturé et sauvagement assassiné par un gang de raquetteurs, kidnappeurs, voleurs qui basaient leur faible jugement sur des préjugés racistes, bien qu’affirmant en être les victimes premières. Pour une fois, les médias se sont étendus sur l’affaire, ils en ont parlé, cependant, la thèse liée à l’antisémitisme de ses agresseurs ne fut même pas abordée. Il était juif, et cela a suffit à expliquer la cause de son enlèvement, mais pas celle de sa mort.
Nous savons tous que cela va plus loin que ce que les médias laissent entendre. Nous savons surtout que l’affaire Halimi est l’une des rares, voire la seule affaire qui a été médiatisée ces derniers temps. Mais combien d’autres faits ont-ils été tû par la faute de la toute puissance des médias et leurs pouvoirs de gérer l’information à leur gré. Devant cette terrible indifférence, devant le peu de mobilisation suscitée, nous devons rester mobilisés, offrir de notre temps à ce mouvement qui prône la tolérance, l’engagement, et toutes ces valeurs fondamentales sans lesquelles, nous ne pouvons avancer dans le droit chemin. Notre combat, s’il doit porter ce nom, sera de prouver que l’on peut être jeune sans que la moindre once de violence ne vienne perturber la mission de notre projet, le droit à la différence dans l’honneur et le respect.
Notre mission est de faire adhérer un maximum de nouveaux membres afin que le BBYO continue à former la jeunesse par la jeunesse elle-même. Continuons nos actions dans les villes, restons fort et irréprochables, donnons une meilleure image de notre mouvement aux autres. Nos actions sont dignes et nous nous devons de les perfectionner en les rendant plus accessibles à ceux qui pensent le BBYO « c’est nous ». Donnons la chance à ceux qui peuvent apporter de nouveaux projets afin de rendre notre jeunesse plus heureuse parce que nous aurons répondu à sa demande dans le respect des règles de notre constitution. Nous avons la chance d’avoir la possibilité de nous exprimer pour une plus grande compréhension de nos désirs, alors profitons-en et allons de l’avant, devenons les Leaders de demain, que notre vie soit celle que l’on a choisie et non celle que d’autres voudraient nous imposer.
Atteignons les objectifs que nous nous sommes fixés, aidons la jeunesse juive et le BBYO.
Mes frères, cette année, je l’espère sera à la hauteur de nos ambitions, nous devons tous nous surpasser pour que la vingtième année du BBYO soit une grande année.
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